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Bienvenue sur mon blog! Il vous permettra de plonger dans la culture des touaregs « Kel Adagh » ou d’apporter votre contribution sur ce thème en ce qui concerne surtout les coutumes, le mode de pensée et les habitudes actuelles. Merci!

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29 novembre, 2007

Les KEL ADAGH, La Société traditionnelle

Classé dans : culture — ibrahim ag mohamed @ 15:42

Les Kel ADAGH ont toujours formé une confédération de plusieurs tribus elles-mêmes subdivisées en fractions. C’était une société de caste très hiérarchisée. Elle comprenait: Les nobles: Iforas(Kel Affala, Taghat mallet, Ifirgoumissene et Erayakene), Idnan(divisés en plusieurs fractions),

Les vassaux: Ce sont: les Imghad(étymologiquement, les guides= « Im« : Ceux qui et « aghid« : guident ), composés de beaucoup de fractions

Les Esclaves ou « Eklan »: Sont généralement des Noirs issus de rapts individuels ou de razzias collectives

Les Forgerons ou « Inhadhan » A la peau foncée, ils sont les dépositaires d’une grande part du savoir artisanal. Ceratins Historiens les font venir d’Ethiopie et pensent qu’ils se sont adaptés à la société et à la culture des touaregs à qui ils ont proposé leur savoir-faire.

Cette société a toujours eu un chef issu de la tribu guerrière IFORAS. C’est un chef presque consensuel qui consultait les chefs de tribus par rapport aux décisions à prendre en face des grandes questions.

La succession au pouvoir était patrilinéaire

Les différents chefs traditionnels qui se sont succédé sont:

  • Mohammad Ayitta( Que la tradition orale dit venir du Maroc au 17e siècle) 
  • Ghabdou Salam
  • Idda
  • Dida
  • Alkhassan
  • Malick
  • Sidaghmar Ag Malick
  • Diffa
  • Khammadin, Vers 1880
  • Illy, vers 1880-1908
  • Safikhoun, 1908-1912
  • Mohammed Wan-Ferzou, 1912-1913
  • Attaher Ag Illy,1913-1914
  • Elbakri Ag Illy,1914-1915
  • Attaher Ag Illy, 1915-1962
  • Intalla Ag Attaher,1962 à nos jours

2 novembre, 2007

Divination et pratiques de Géomancie chez les « Kel Adagh »

Classé dans : culture — ibrahim ag mohamed @ 15:42

Quatre choses ont essentiellement déterminé le destin des Kel Tamachaqt en général et de ceux de l’Adagh en particulier:la divination, les pâturages, le chameau, la guerre.

La divination, pratique ancestrale multiséculaire des bérbero-tamacheq a survécu aux prêcheurs musulmans qui l’ont toujours indexée comme pratique satannique grâce à quatre facteurs essentiels: Une sorte de résistance psychologique et culturelle au monde arabe; l’étendue de la région(260 000 Km2); les incertitudes du climat et l’Insécurité(du 10e siècle jusqu’à l’arrivée des Français). Les premier et  dernier facteurs ont été les plus déterminants. L’Adagh a toujours été mis en insécurité par ses voisins à cause de son bétail et de la turbulence de ses populations.

Les Kel Adagh pratiquent la divination sous deux formes globalement: les présages(auspices) et les pratiques de Géomancie.

Les présages: Ce sont des signes heureux ou malheureux par lesquels, l’Homme essaie de lire l’avenir. Ces signes résident dans les comportements des animaux, de l’homme(surtout l’enfant) et de certains phénomènes naturels comme l’eau, le vent…

A titre d’exemple:

  •  Rencontrer le chacal au cours d’un voyage indique que ce voyage sera bon
  • Rencontrer une hyène par contre n’est pas bon
  • Selon que le croissant lunaire soit penché vers le sud ou le nord, on prédit une bonne ou une mauvaise année.
  • Que le corbeau noir (sans collier blanc) vole permanemment au dessus de votre tête est un mauvais présage
  • Les rougeurs célestes au crépuscule présagent que le sang humain sera versé

Les Pratiques de Géomancie:

Elles sont au nombre de trois: ["Tiddekil"];["Tignougan"] et ["Idjachan"]

["Tiddekil"] en tamacheq est un nom féminin singulier qui vient de ["Tedekilt"] qui veut dire « paume de la main ». Cette pratique se fait à partir de la trace de la paume laissée sur lme sable. On cerne la circonférence de points et on les élimine ensuite deux à deux. S’il reste 1 seul point non éliminé, la situation pour laquelle on « interroge la Terre » est dite favorable ou positive. S’il ne reste aucun point, elle est défavorable.

["Tignougan"], veut dire en Tamacheq quelque chose d’hermitique, d’énigmatique. Cette pratique consiste à tracer sur le sable un rectangle divisé en trois colonnes. Dans chacune d’elles on écrit au hasard trois lettres de l’alaphabet tifinagh. On lit ensuite le mot écrit dans chaque colonne, ensuite on lit les mots par ligne et enfin en diagonales. L’ensemble des déchiffrements donne un message complet.

 

diyen.bmp

[" Idjachan"]:

C’est la pratique la plus répandue et qui demande une certaine initiation dans (apprentissage). Le mot vient de ["Idjyich"] qui veut dire en Tamacheq »scarifier ». Cette pratique commence par des scarifications faites sur le sol qui vont donner ensuite des signes symboles dont un certain nombre va former le message à lire.

Il existe deux types de ["Idjachan"]: les ["Din-ADHAR"], littéralement, ceux du pied et les["Daytamadhal"], littéralement en français: »les fils de la Terre » qu’on appelle aussi les ["idjachan "] nombreux, car le nombre de leurs signes symboles est plus élévé que dans le premier type. Le premier type compte 4 signes alors que le second en compte 16 comme chez les Bambaras et les Méditerranéens. De très grandes similitudes existent entre la géomancie tamacheq(2e type) celle, bambara et la greco-latine(méditerranéenne)

 

 

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